Qu’est-ce que l’hypersensibilité ?

Bienvenue dans l’univers des hypersensibles

L’hypersensibilité est un trait de caractère qui touche 20 % de la population. 70 % d’entre eux sont introvertis et seulement 30 % extravertis.

Quelle est l’origine de l’hypersensibilité ?

Elaine Aron, psychologue clinicienne et chercheuse à l’université de Californie à Berkley, est l’auteure des premiers travaux de recherche sur l’hypersensibilité, terme, d’ailleurs créé par elle-même.

Elle affirme que l’hypersensibilité est liée à un trait génétique également présent à 20% chez de nombreuses espèces animales (comme les primates, la mouche des fruits et un poisson, le crapet aux graines de citrouille). La persistance de ce trait s’explique par des avantages évolutifs des espèces.

Elaine Aron souligne également l’impact de l’environnement durant l’enfance sur le développement de l’hypersensibilité. Quand un enfant grandit dans un monde qu’il perçoit comme hostile et violent, il développe, pour se préserver et survivre, de stratégies de défense, de mécanismes de protection et de croyances qui seront plus tard à l’origine de difficultés relationnelles, de souffrances et de frustrations.

Pour Saverio Tomasella, l’hypersensibilité – ou ultra-sensibilité – n’est pas génétique, mais trouve son origine dans l’histoire singulière de chacun, depuis sa vie intra-utérine, et est influencée par le contexte familial, la généalogie et la société.

L’hypersensibilité est une « sensibilité élevée », soit une intense réceptivité, soit une grande émotivité, soit une grande expressivité. Tomasella est contre une définition officielle et rigide et laisse chacun définir son « hypersensibilité » ou sa « sensibilité élevée ».

Aussi bien Aron que Tomasella soulignent le rôle de la famille dans les premières années.

Hypersensibilité et insécurité pendant l’enfance

Des recherches, notamment celle menée par Alane Freund, montrent sans ambiguïté que si la grande sensibilité de l’enfant est acceptée et même encouragée par l’entourage familial, il deviendra un adulte normalement sensible au stress et bonne santé psychique. Tandis que les hypersensibles qui grandissent dans un environnement instable, conflictuel et dans l’insécurité, seront bien plus vulnérables au stress et auront plus de probabilités de développer des troubles psychologiques.

Heureusement, cette même recherche a démontré l’efficacité, et ce à tout âge, d’un grand nombre d’interventions pour réparer ces séquelles.

Je considère, pour ma part, que le spectre de l’hypersensibilité est très vaste et qu’il intègre aussi bien les hypersensibles « physiologiques/génétiques » que ceux dont la sensibilité est la conséquence de leur histoire de vie. Je dirais même que nous sommes tous hypersensibles à certaines périodes de notre vie et dans certaines circonstances.

Plus que l’origine ou la cause, il est pour moi essentiel de comprendre et de mettre en exergue la spécificité et l’unicité de l’hypersensibilité de chacun : il y a en effet bien plus de « 50 nuances » d’hypersensibilité, et chacune mérite d’être vécue pleinement et avec bonheur.

Cela est d’autant plus important que la recherche a prouvé que, quelle que soit la cause ou l’origine de la sensibilité, l’écoute et la satisfaction des besoins liés à l’hypersensibilité, l’adoption d’un style de vie approprié, permettent à tous les hypersensibles d’avoir une vie heureuse et épanouie (cfr. Alane Freund).

Les recherches ont montré que même les hypersensibles qui connaissent des grandes difficultés et donc beaucoup de stress – avec les répercussions sur la santé qu’on connaît – parce qu’ils n’ont pas été acceptés et soutenus par leur famille d’origine, pouvaient, en faisant un travail sur eux, corriger ce handicap.

Même si beaucoup de caractéristiques sont communes à tous les hypersensibles, il ne s’agit ni d’une maladie ni d’un trouble

C’est une façon d’être, qui, certes comporte des inconvénients, mais qui, acceptée et cultivée, permet d’avoir une vie très riche et intense.

On trouve d’ailleurs un très grand nombre d’hypersensibles parmi les artistes, les musiciens, les acteurs et les écrivains.

Cela dit, il n’est pas nécessaire d’être un artiste pour faire de sa vie d’hypersensible une petite œuvre d’art. Tout le monde peut le faire et c’est avec grand plaisir que, si vous le souhaitez, que je vous accompagne sur ce chemin de découverte et de libération.

water-lily L'hypersensibilité

Quelles sont les caractéristiques de l’hypersensibilité ?

Elaine Aron propose le moyen mnémotechnique anglais DOES pour retenir les caractéristiques principales des hypersensibles :

  • D (Depth of processing) pour la profondeur de traitement des informations

tout est analysé dans les moindres détails, sous tous les aspects, rationnellement et émotionnellement, jusqu’à s’y perdre et, par conséquent, les hypersensibles :

ont du mal à prendre des décisions

ont besoin de profondeur dans leurs relations

n’aiment pas les conversations superficielles et futiles.

  • O (Over aroused) pour plus excités, plus mobilisés que les autres par une même stimulation

Les hypersensibles réagissent fortement à toute forme de stimulation et excitation, qu’elles soient positives ou négatives. Comme ils perçoivent même les stimuli de faible intensité, non ressentis par les autres, ils sont rapidement débordés, souvent incompris et moqués, se retrouvant ainsi “coincés” dans des situations inconfortables, voire anxiogènes.

Trop stimulés pour écouter les signaux de leur corps, souvent en “sur-vigilance”, notamment dans des environnements inconnus, ils peuvent passer soudainement de l’excitation (même positive) à l’épuisement.

  • E (Emotional reactivity and high Empathy) pour forte réactivité émotionnelle et empathie élevée

Toutes les émotions sont ressenties plus fortement, qu’elles soient positives et agréables ou négatives et désagréables. Ces montagnes russes émotionnelles, entre extase et désespoir, sont pour certains hypersensibles éreintantes.

Ils se définissent eux-mêmes comme des “éponges émotionnelles” et leur grande empathie, les amène littéralement à ressentir les joies et les peines des autres jusque dans leur chair.

  • S (Sensitivity to subtle stimuli) pour sensibilité aux stimuli subtils.

A cause de leur sensibilité accrue aux stimuli sensoriels, ils perçoivent des bruits et des odeurs indétectables par les autres (ils font d’ailleurs des grands “nez” pour la parfumerie). Malheureusement, au quotidien cela se révèle souvent gênant, étant fortement indisposés par les lumières fortes, les endroits bruyants, les odeurs envahissantes, etc.

Les différents types d’hypersensibles

Aron classe les hypersensibles selon deux critères :

introvertis (environ 70%) ou extravertis (environ 30 %)

“chercheurs de sensations fortes” ou non

Les recherches sur l’hypersensibilité

Beaucoup d’autres études ont été menées depuis par des psychologues et chercheurs éminents, parmi lesquels :

Le professeur Ernest Hartmann, quant à lui parle de personnes ” aux barrières trop minces” (thin boundaries person), qui :

  • sont dépassées et fatiguées par trop de stimuli et d’émotions
  • ressentent la douleur et le plaisir plus intensément que les autres
  • sont plus exposées aux allergies et à certaines maladies
  • sont plus sévèrement marquées par les expériences traumatiques de l’enfance
  • sont beaucoup plus sensibles aux stimuli extérieurs (lumières blafardes, bruits forts, odeurs)

Le professeur Sharon Heller décrit la “Sensory defensive person” caractérisée, entre autres, par l’hypersensibilité aux stimuli sensoriels (auditifs, tactiles, visuels, olfactifs, gustatifs et vestibulaires).

L’américaine Judith Orloff s’est spécialisée dans l’étude des Empathes, hypersensibles dotés d’une grande empathie, d’une forte intuition et de “capacités extrasensorielles”.

Le chercheur britannique Michael Shallis étudie les personnes affectées d’hyper-électrosensibilité.

D’autres chercheurs ont contribué à élargir les connaissances sur l’hypersensibilité des enfants, comme les professeurs Thomas Boyce et Bruce Ellis qui ont développé le concept d’enfants “Orchidée” dotés d’une grande sensibilité sensorielle, timides, ayant tendance à éviter les situations inconnues, et qui, dans des contextes difficiles, peuvent avoir des comportements problématiques. À l’opposé des enfants “Dent-de-lion” (terme bien plus agréable que celui de ” Pissenlit” utilisé par d’autres auteurs) qui sont moins sensibles, plus adaptables et beaucoup plus résistants.

La psychologue Jeanne Siaud-Facchin (auteur de “L’enfant surdoué” et “Trop intelligent pour être heureux”) parle d’enfants hypersensibles et surdoués qu’elle nomme enfants “Zèbres”.

Kazimierz Dabrowski a étudié la surexcitabilité des enfants doués et notamment leurs :

hyperexcitabilité psychomotrice caractérisée par la difficulté à rester assis, le besoin constant de changer de position, une grande curiosité et une sur-adaptabilité, jusqu’à oublier leurs dons pour mieux se conformer à l’environnement des “Normaux-Pensants”

hyperexcitabilité sensuelle qui se traduit par une extrême sensibilité des 5 sens, ce qui rend particulièrement pénibles les environnements trop bruyants, les lumières trop fortes, les tissus rêches etc…

hyperexcitabilité imaginative qui se traduit par une grande créativité, une vie intérieure riche et une tendance à la rêverie, souvent utilisée comme un moyen pour s’échapper d’une réalité de laquelle ils se sentent étrangers.

hyperexcitabilité intellectuelle se caractérisant par une soif d’apprendre,  des questionnements pertinents et une grande capacité d’analyse et de synthèse

hyperexcitabilité émotive caractérisée par une grande empathie et une sensibilité à fleur de peau

Est-ce qu’on naît hypersensible ou est qu’on le devient ?

Probablement les deux. Si une prédisposition génétique et le caractère héréditaire sont avérés, l’hypersensibilité est multifactorielle et peut être liée à l’expérience intra-utérine, à la naissance et à la première enfance.

Certains facteurs environnementaux tels que les perturbateurs endocriniens, les ondes électromagnétiques sont aussi invoqués.

L’hypersensibilité est-elle une maladie ?

Non, pas plus qu’être gaucher ou daltonien.

Comment soigne-t-on l’hypersensibilité ?

Il n’est pas question de soigner mais plutôt d’apprendre à la connaître, à l’écouter et la laisser s’exprimer parce que…

…Être hypersensible est un don et une chance

qui permet de :

ressentir des émotions intenses et profondes

construire des liens plus intimes et profonds, y compris avec soi-même

apprécier des saveurs, des parfums fins et délicats inaccessibles à la plupart

vraiment comprendre, “sentir” les autres

capter les ambiances, les tensions, les changements d’humeur

être touché(e) profondément par l’art

créer

Hypersensibilité, quoi faire ?

Voici les piliers pour arrêter de se sentir diffèrent(e) et inférieur(e), pour s’épanouir et être heureux(se)… pour devenir SUPERsensible :

S’accepter

Connaître et être à l’écoute de ses besoins

Se protéger

Vivre en accord avec ses valeurs

S’affirmer

Apprendre à exprimer sa créativité et ses dons. 

Comment le coaching et la sophrologie peuvent-t-ils m’aider ?

Pour faire simple, on peut dire que le coaching apporte des outils cognitifs très efficaces, un questionnement très poussé, l’analyse des comportements, la recherche des obstacles et des “blocages”. Il permet un travail très efficace sur la motivation … et beaucoup plus.

La sophrologie s’adresse au lien et aux interactions entre corps et esprit, là où les émotions notamment les peurs, l’anxiété, les angoisses s’enracinent ; un allié puissant pour tous les hypersensibles.

Leur synergie offre des outils et des stratégies puissants pour venir à bout de toutes les difficultés d’ordre physique, émotionnel et relationnel, qui vous empêchent de vivre la vie que vous méritez.

Que signifie devenir SUPERsensible ?

Apprendre à :

se connaître et s’accepter profondément

se faire confiance

affirmer et faire respecter ses droits d’hypersensible

minimiser les inconvénients de l’hypersensibilité 

profiter des incroyables opportunités qu’elle présente

exprimer et partager sa créativité

être soi-même

vivre libre

Depuis plusieurs années j’accompagne des dizaines d’hypersensibles et je suis le témoin privilégié de leurs réussites et de leur transformation en êtres SUPERsensibles. Et je serais heureux de vous transmettre mon expérience.